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A cœur ouvert avec Adélaïde Fassinou Allagbada au sujet du livre « Regards croisés sur le Coronavirus » : « C’est un livre historique que tout intellectuel doit posséder dans sa bibliothèque »

 

La planète toute entière a vécu l’effroi de la pandémie de la Covid-19. Cependant, chacun des pays du monde a vécu, de manières différentes, la crise.

Sur le sujet, plusieurs auteurs répartis dans le monde se sont alors mis ensemble pour rédiger un ouvrage collectif intitulé « Regards croisés sur le Coronavirus : le vécu individuel de 20 auteurs ». Educ’Action a tendu son micro à celle qui a eu l’idée d’une si brillante collaboration qui édifiera l’histoire. Il s’agit de Adélaïde Fassinou Allagbada, coordonnatrice de l’ouvrage, auteure et Secrétaire Générale de la Commission Nationale Béninoise pour l’Unesco (CNBU). Entretien !

Couverture Livre Regards Croisés sur le Coronavirus

Educ’Action : Avez-vous personnellement été victime de la Covid-19 ?

Adélaïde Fassinou Allagbada : Non, et je ne souhaite à personne d’autre. Je n’ai pas été victime et je n’ai non plus eu une personne dans mon entourage proche qui ait été atteinte. J’entends de loin que celui-ci a contracté le virus, celle ou celui-là est mort du coronavirus. Je n’ai pas eu de cas liés à ma personne.

Regards croisés sur le Coronavirus, pourriez-vous nous présenter brièvement l’ouvrage ?

Il y a d’abord une préface qui nous a été généreusement offerte par le professeur Bognanho Ascension de l’Université d’Abomey-Calavi, et puis le récit de 20 auteurs répartis à travers la planète, parce que nous avons des gens qui sont aussi bien en Afrique qu’une auteure qui est venue de l’Europe, la France particulièrement. C’est une béninoise qui était installée là-bas avec toute sa famille et qui est venue avec son petit garçon et son bébé qu’elle est venue accoucher ici, une petite fille. Il y a une autre, Carole da Silva qui vit au Canada qui fait des émissions internationales sur les femmes leaders. Il y a un autre étudiant béninois en littérature qui étudie en Allemagne qui a aussi participé à l’écriture. Il y a aussi d’autres écrivains d’Afrique, des États-Unis et du Bénin. Au total 12 femmes sur 20 ont contribué à la rédaction des récits.

Quelles ont été les motivations qui ont conduit à la production de cet ouvrage ?

En fait, l’inspiration m’est venue de cette pandémie qui sévit à une allure vertigineuse à travers le monde. Le Conseil des ministres, pour rappel, avait demandé que les personnes vulnérables d’un certain âge puissent s’auto-confiner et c’est ce que j’avais fait en mars, début Avril. Alors, durant cet auto-confinement, le premier jour passé, ça me trottait dans la tête, je me rongeais les freins dus à l’effroi que les gens nous vendaient sur les médias et les réseaux sociaux par rapport à cette pandémie. Je me demandais ce que j’allais faire de mon temps. Alors, qu’est-ce que je sais mieux faire que lire et écrire ? Je me suis dit qu’il fallait que je sorte de moi toute cette angoisse qui me tenaille. En écrivant, je me suis donc demandé pourquoi ne pas chercher à impliquer d’autres personnes au lieu d’en faire un roman qui prendrait trop de temps. Ainsi, au lieu d’en faire une écriture personnelle, j’en fais plutôt une affaire de beaucoup plus de monde autour de moi. Ceci, en appelant, en écrivant aux uns et aux autres, à des écrivains et des personnes qui n’ont jamais publié. Je leur dis, « comme c’est quelque chose que tout le monde vit en ce moment, tout le monde devrait pouvoir en parler aisément, et moi, à mon niveau, j’assure le travail de coordination et de correction et on pourra en sortir un livre ». Ce qui m’avait aussi le plus guidée, c’est qu’on nous a toujours dit que l’Afrique autrefois n’avait pas de littérature, qu’avec la littérature orale, nos ancêtres n’avaient pas laissé de traces. Donc, dans cette pandémie mondiale, il fallait que l’Afrique donne aussi sa part de témoignage. J’essayais d’écouter et lire ce que les autres nous faisaient lire et entendre. J’ai constaté qu’en dehors des informations dans la presse, il n’y avait pas encore de livre conçu, coordonné et rédigé sur la pandémie et qui puisse, au-delà du temps, permettre aux générations montantes d’avoir une preuve matérielle, une trace de ce que leurs ancêtres auront vécu au cours de cette pandémie.

Je présume que la coordination d’un tel ouvrage n’a pas dû être facile. Comment s’est faite la coordination à votre niveau ?

Cela n’a effectivement pas été facile, parce qu’au départ, je n’envisageais pas que cela allait prendre cette allure. Au départ, je me disais que 10 auteurs étaient suffisants, mais au fur et à mesure, j’ai dû demander la participation des uns et des autres pour étoffer le livre. J’essayais en tant que pédagogue de leur expliquer un peu ce que j’attendais d’eux. Entre contraintes, peur de n’avoir jamais écrit, on a fini par y arriver puisque j’ai promis assurer la coordination pour que les écrits soient de très bonne facture. En ce moment où je vous parle, ce livre est déjà publié, partagé, vers la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Gabon, le Mali, et bientôt en Allemagne. J’ai fait de mon mieux pour que les auteurs, même ceux qui sont à l’étranger puissent avoir quelques exemplaires pour pouvoir l’exhiber et être contents de ce bébé que nous nous sommes mis ensemble pour mettre au monde.

Qu’est-ce qui justifie votre enthousiasme poussé pour l’édition de ce livre après toutes ces tracasseries ?

Avant d’avoir ce résultat, ça n’a pas du tout été facile. Isabelle Otchoumaré en sait quelque chose. Elle m’a aidée. On n’a pu lever des fonds pour son édition. Toutes les institutions nationales et internationales contactées n’ont pu répondre favorablement à notre sollicitation. On a écrit à l’OMS sans avoir de réponse. L’OIF, eux, n’avaient pas de financement pour quelque chose allant dans ce sens. Le ministère de la culture de mon pays n’a pas été oublié, mais pas de réponse favorable non plus. Moi, je suis une femme de défis, quand je m’investis dans quelque chose, je le fais. Non seulement nous avons financé la couverture, la mise en page, c’est-à-dire tout le prêt à clicher, tout le livre avant qu’on ne le dépose à l’imprimerie et que ça ne sorte. Carmen Toudonou m’a accompagnée avec sa maison d’édition à trouver quelques correcteurs. Donc, on a réalisé tout et on attendait qu’on ait le financement pour entrer en imprimerie et aucun financement. Alors j’ai pris la résolution de faire des prêts, car le livre devait paraître. Autrement, cela aurait été de vains investissements. Les gabonais quand ils ont vu le livre, ils ont dit « ça c’est un livre d’histoire ». C’est un livre historique que tout intellectuel doit posséder dans sa bibliothèque pour pouvoir le montrer dans des décennies afin que les générations futures puissent savoir ce qui s’est passé. Mais en attendant, c’est de l’histoire que les africains et au-delà des africains, le monde entier doit lire et comprendre ce qui s’est passé. C’est important de l’acquérir, de s’en inspirer et de comprendre que l’Afrique désormais est aussi présente à tous les rendez-vous intellectuels et culturels.

« Regards croisés sur le coronavirus », c’est à combien et où peut-on trouver à acheter ?

Cet ouvrage est à 5.000 Francs CFA. Il est dans toutes les grandes libraires de la place. On peut l’avoir aussi chez quelques auteurs. Bientôt, il sera en Europe. On attend les propositions, qu’elles soient vraiment sérieuses, car du moment où le livre a été publié à compte d’auteurs, il faut bien rembourser les dettes qui ont été contractées pour permettre de relever le défi. C’était un défi qu’il fallait relever et je crois qu’on a réussi à le relever.

Propos recueillis par Kénèth Houndji

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